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textes courts

  • Il était une fois...

    — Qui es-tu?, lâcha Lucius.
    L'homme s'attabla à l'autre extrémité du saloon et posa son verre.
    — Choderlos de Laclos, San-antonio...
    — Tous les deux morts.
    — Ils étaient pourtant bien vivants quand tu les as rencontrés.
    Lucius marcha de long en large, puis finit par s'asseoir en face de l'homme.
    — Tu as payé trois cents dollars pour un roman qui me revient. Les voilà... plus... un dollar. Tu as le droit de faire un petit bénéfice.
    — Doucement, Lucius. La patience est la première règle qu'un homme d'affaire doit connaître. Ces relations sont trop dangereuses pour toi. C'est au pied du mur qu'on mange des merles.
    — Un jour, tu me diras enfin qui tu es.
    — Oui, mais juste avant de mourir.
    — Je le sais.

    Sergio L.

  • Halte aux déchets littéraires

    Chers amis écrivains,

    Faisons un geste pour la planète, et montrons l'exemple. De nombreux cas de pollution littéraire sont répertoriés ici et là (surtout là, d'ailleurs).
    J'ai décidé de prendre le problème à bras le corps (et non pas le contraire). J'ai donc le plaisir de vous présenter mon nouveau dispositif de tri sélectif des déchets littéraires.
    J'ai commencé avec trois poubelles, mais rien ne vous empêche d'étendre la manipulation à d'autres types de déchets. J'ai choisi trois couleurs aisément identifiables: bleu, blanc, rouge.

    La poubelle bleue est réservée aux dévolus. C'est ce qu'on jette le plus souvent, et parfois dans des écosystèmes hautement fragiles. Je jette donc mes dévolus dans cette poubelle, et lorsque j'en ai recueilli un certain nombre (à peu près), je les revends d'occasion sur eBay, au prix du kilo.

    La blanche est la poubelle à anathème. C'est un déchet rare mais hautement toxique, qui ne se jette pas à la légère. A manipuler avec précaution, puis donner à traiter à un organisme qualifié pour recyclage.

    Enfin, la poubelle rouge est réservée à l'opprobre, encore plus rare mais dont la manipulation requiert une prudence extrème. A ne pas confondre avec l'eau propre, qui ne demande pas de retraitement particulier.

    Vous me direz, ce n'est qu'une goutte d'eau, mais ce petit geste, répété des milliers de fois, contribuera à rendre notre monde meilleur. A partir de dorénavant (et même avant si vous pouvez), devenez écrivains citoyens!

    merci.

    La suite.... au prochain bulletin.

  • petit texte de concours amical

    voici un petit texte écrit en décembre dernier, toujours dans le cadre d'un concours entre amis.
    la contrainte de départ était de commencer par cette phrase:
    "Je hais les gens qui ont de l'esprit"

    Je tiens à vous avertir: je n'ai aucune animosité envers les chercheurs de CNRS. Je les ai choisis par pur caprice. Et ne cherchez pas de propos racistes non plus, ma seule motivation était ici le calembour.
    je vous souhaite bonne lecture.





    Je hais les gens qui ont de l’esprit. Comprenez-moi, ces gens-là ne sont pas comme nous. Ils sont haïssables par essence, et pas seulement de térébenthine. Afin de bien vous faire comprendre le bien fondé (de pouvoir) de cette assertion, une petite leçon de choses s’impose. Prenez un individu spirituel. Blanc, de préférence, car le négro spirituel sera abordé dans une autre rubrique dédiée à l’univers musical nord-américain.

    Maintenant, observez cet individu sous toutes les coutures. S’il en est dépourvu, jetez-le et choisissez-en un qui en possède au moins une demi-douzaine (pour toute commande importante, adressez-vous au Docteur Franckeinstein, 2 allée du cimetière, en évitant les nuits de pleine lune).

    L’homme d’esprit, comme vous pouvez le constater, est facilement reconnaissable à sa calvitie naissante, deux doigts de part et d’autre de la fontanelle et un doigt sous les sutures pariéto-temporales (voir Larousse médical illustré, pages 234 et 235, schéma 2 et 3bis). Cela s’explique aisément par une activité cérébrale intense responsable d’une surchauffe de l’encéphale de deux tiers de degré celsius, laquelle surchauffe s’échappe par le pont cérébral, l’aqueduc de Sylvius, puis après un court passage à travers le corps calleux, vient percuter, via les deux pariétaux, la structure osseuse en trois points précis.

    Voilà pourquoi je hais les gens d’esprit : ils ne sont ni plus ni moins que des chauves en puissance. Inutile de vous préciser en quoi les chauves sont haïssables. Ces êtres sans pudeur, arborant une boule lisse sans aucun complexe, n’ont même pas la décence de se couvrir d’un bérêt ou d’un haut-de-forme ! Cette peau tendue est un appel à la caresse crânienne, si ce n’est pire ! combien de fois ai-je vu, sur la voie publique, d’innocents petits enfants tendre la main vers ces globes impurs, dans l’espoir d’en expérimenter la texture ? Il m’arrive encore d’en faire des cauchemars, quand le trop plein d’indignation met le feu aux poudres du vase prêt à déborder.
    Réfrénez vos haut-le-cœur, car le pire n’a pas été dit ! Non contents de se balader la boule à zéro, ces êtres abjects sont tous myopes et presbytes, à force de lectures, d’écritures en tous genres, de scribouillages, dirai-je ! Regardez attentivement, votre spécimen : Sans ses lunettes, ses yeux se réduisent à de misérables fentes, témoins d’une sournoiserie telle qu’on n’en avait pas vues depuis Tintin et le lotus bleu. Ces cloportes au petits yeux, fourbes et cruels, ne se masquent même pas le visage. Je demande aux autorités de rendre obligatoire le Chadri pour les intellos ! À ce sujet, je vous invite à signer la pétition qui circule en ce moment dans les rangs de l’assemblée. Je vous remercie au passage.

    Continuons l’inspection de notre cobaye. Le nez proéminent s’explique par la présence de lunettes, bien évidemment, et les oreilles décollées également. La bouche fine est caractéristique d’une prédisposition à la conférence. En effet, des lèvres épaisses seraient, pour un orateur, source d’inertie et de dépense énergétique superflue. D’ailleurs, on n’embrasse pas un intellectuel. Outre qu’il est naturellement repoussant, son absence de lèvres est une invitation à la chasteté. Alors, me direz-vous, comment se reproduisent-ils ? Ce mystère a longtemps été l’écueil sur lequel les scientifiques du monde entier se sont cassés, tour à tout, les dents, les reins, les c… et les oreilles. Aujourd’hui, je peux vous le révéler. De retour d’une mission de vingt longues années au sein d’une tribu de gens d’esprit au CNRS, je vais vous dévoiler ce qui tourmente les hommes de bien depuis tant et tant de générations. Ne paniquez pas, respirez lentement, tout va bien se passer.

    En fait, la solution était d’une telle simplicité que personne n’y avait songé avant moi. Les gens d’esprit se reproduisent entre eux !

    Euh… La dame au troisième rang vient de faire un malaise. Quelqu’un peut-il appeler le SAMU ? Merci.
    Mais, me direz-vous, comment ces êtres ignobles peuvent-il consommer l’acte de chair ensemble ? tout simplement parce que, dépourvus de la moindre sensibilité, du moindre goût, ils n’ont tout simplement pas cette aversion, qui pourrait sembler aller de soi, pour les individus de leur espèce. Cela soulève cependant une autre question de taille. Comment ces sous-produits de l’humanité peuvent-ils être féconds ? C’est précisément la raison de ma présence parmi vous, ce soir. Mon prochain projet d’étude portera justement sur les caractéristiques du spermatozoïdus spirituali sapiens sapiens. Je devrai, pour m’acquiter de ma mission, effectuer de nombreux prélèvements, en zone sensible. Un petit panier circule actuellement entre les rangs. Votre générosité me permettra de financer le projet, sachant que je risquerai ma vie au quotidien. C’est à ce prix que nous ferons avancer la recherche.

    Avant de vous quitter, je voudrais vous annoncer une grande nouvelle. Dès l’année prochaine, sera organisé un spirithon, afin de recueillir, à l’échelle nationale, des fonds pour lutter contre les gens d’esprit. Mesdames et messieurs, donnez !
    Je vous remercie.

  • Encore un dahlia noir

    voici un petit texte écrit à l'occasion d'un concours entre amis, pour le simple plaisir.

    la contrainte de départ était de rédiger un polar et de placer dans le texte les mots suivants, dans l'ordre:

    gadoue - olé - cantique - rectangle - buvard - coquille - serpentin


    après lecture, vous aurez peut-être l'impression que ces mots n'y sont pas. Mais cherchez bien!





    Encore un dahlia noir


    Sale affaire, se répétait Nestor en arpentant les pièces de la luxueuse demeure du bord de mer. Sale affaire. Et encore, il n’avait pas vu le principal.
    — Commissaire Boyaux, par ici !
    Forcément, le sursis avait été de courte durée. Le spectacle n’avait rien d’une Disney parade.
    — Il en manque un bout, non ?
    — Euh… oui, commissaire, nous n’avons pas encore retrouvé les jambes.
    — Continuez à chercher, mais auparavant, faites-moi un topo sur la situation.
    — Guilaine Shérif, quarante ans, chef d’entreprise…
    — Dans quel domaine ?
    — Elle vendait des bougies. Pour les automobiles.
    — C’était une allumeuse ?
    — Encore trop tôt pour l’affirmer, commissaire.
    — Et pourquoi l’a-t-on coupée en deux ?
    L’inspecteur marqua un temps d’hésitation, puis se reprit.
    — Encore trop tôt pour le savoir.
    Nestor remarqua avec surprise la présence d’une fleur dans les cheveux de la victime. Un dahlia noir, certainement. Pas une fleur de tous les jours.
    — La légiste est arrivée ?
    — Oui, commissaire, elle est juste derrière vous.
    Le médecin légiste était une ancienne actrice qui avait brillé en son temps, particulièrement dans un feuilleton mémorable contant les aventures d’une princesse en Avignon. Elle s’était découvert, sur le tard, un don unique pour déterminer, sur chaque scène de crime, l’heure de la mort de la victime.
    — Marthe Keller ? soupira Nestor sans se retourner.
    — Vingt-deux heures quinze, répondit une voix derrière lui.
    — Bonjour, Marthe. Dites, la victime a un doigt rouge.
    — On ne peut rien vous cacher, commissaire. Elle a un doigt rouge, qui a servi à écrire sur le mur.
    Nestor s’agenouilla près du corps. Effectivement, une inscription en lettres de sang affirmait :
    Omar m’a découper.
    Il se releva et tourna la tête vers l’inspecteur.
    — Que dit le profiler ?
    — Que l’assassin est un basketteur de l’équipe de la Napoule, qu’il écoute du R’nB et qu’il fume des gitanes maïs. Ça ne va pas être facile de le coincer, avec si peu d’éléments.
    — Et comment a-t-il déduit tout cela ?
    — Oh ! euh… on a retrouvé, près du corps, un short, un cd d’Amel Bent et trois mégots.
    Un short, un dahlia noir. Nestor se surprit à tourner en rond. Un short, un dahlia noir. Quelque chose clochait.
    — Très bien. Dites, Mme Shérif était-elle instruite ?
    — Affirmatif. Elle était agrégée de littérature, auteur d’une thèse sur le rôle fondamental du participe passé dans les grandes affaires criminelles.
    — Merci, inspecteur. Combien de suspects ?
    — Quatre, commissaire. Le mari et trois employés de la maison. Ah, j’oubliais, on vient de retrouver les jambes de la victime au-dessus de l’armoire.
    — Quelle hauteur ?
    — Deux mètres quarante-huit.
    Sale affaire, vraiment. Il ne serait pas aisé de trouver un coupable parmi autant de suspects. Nestor, se sentait devenir nerveux.
    — Faites entrer le premier.

    Le suspect numéro un était vêtu d’une tunique blanche et coiffé d’une toque assortie, contrastant avec sa peau d’un noir profond.
    — Nom, prénom, taille et fonction, demanda sèchement Nestor.
    — Omar Thermi. Un mètre quarante-huit, cuisinier. Je suis un bon gars, je n’aurais pas fait de mal à Mme Shérif, vous savez ?.
    — Un bon gars d’où ?
    — De Ouagadougou.
    — Que faisiez-vous hier dans la soirée ?
    — Je dormais, monsieur le commissaire.
    — Bien, vous pouvez disposer.
    — N’allez-vous pas un peu vite en besogne ? osa l’inspecteur quand Omar Thermi fut sorti.
    — Mais non, inspecteur, vous voyez bien que ce type est un bon gars, comme il le dit lui-même. Il ne ferait pas de mal à une mouche.

    Le deuxième suspect entra à son tour et déclina son identité en pouffant dans sa moustache.
    — Omar Allard, cuisinier également. Un mètre trente-cinq. J’étais en cuisine hier soir.
    — Bien, merci. Heureux de constater que la situation n’entache pas votre bonne humeur.
    Tandis que le deuxième cuistot prenait congé, l’inspecteur explosa.
    — Mais enfin, commissaire, on ne pourrait pas les cuisiner un peu plus que ça ? Je suis sûr que l’un d’eux se mettrait rapidement à table.
    — Pas de panique, inspecteur. Vous avez vu comme il a rigolé pendant l’entretien ? Un homme aussi jovial ne peut pas être un assassin.
    — Tout de même, ne trouvez-vous pas étrange que tous les employés de cette maison soient si petits ?
    — Un détail, inspecteur, un simple détail. Ne vous attardez pas sur d’aussi infimes éléments.

    Le troisième suspect arborait un costume trois pièces de chez Gucci, une chevelure coiffée au millimètre et une dizaine d’ongles manucurés.
    — Omar Shérif. Un mètre trente-deux. J’étais le mari de la victime, historien et auteur d’un célèbre ouvrage sur le Maroc antique. Hier soir, j’étais en cellule de dégrisement après un match de foot. Trop de bières. Contrôlé dans la rue. Embarqué direct.
    — Angleterre-France ?
    — Yes, sir. Trois zéro pour la France.
    — Merci, monsieur Shérif, vous pouvez disposer.
    — Ah, quel dommage, s’écria l’inspecteur, quand l’homme fut sorti. On tenait un mobile, c’était sans compter un alibi en béton.
    — Eh… oui, l’homme avait bu.
    — Va rien donner, cette enquête. Franchement, je ne la sens pas.
    — Patience, patience, il nous reste un suspect.

    — Alec Revisse. Deux mètres zéro quatre. Je suis le jardinier de Mme Shérif.
    — Arrêtez de fumer, quand je vous parle ! Et éteignez ce balladeur. Votre alibi pour hier soir ?
    — J’étais dans le poulailler, je cherchais un coq, il y en avait un de moins, et je craignais qu’il n’ait été victime d’un serpent introduit dans ces lieux.
    Nestor bondit vers l’homme, faisant sursauter par là même son subordonné.
    — Monsieur Revisse, je vous arrête pour le meurtre de Madame Shérif !
    — Vous n’avez aucune preuve, répliqua l’homme tout en levant les mains au dessus de ses épaules.
    — Au contraire, tout s’emboîte ! Pendant qu’Omar Thermi dort, qu’Omar Allart fait la cuisine, et qu’Omar Shérif est en prison, vous rêvez d’une partie de jambes en l’air avec votre patronne. Mais pas de chance, elle se refuse à vous. Alors vous la coupez en deux, jetez ses jambes par dessus l’armoire, et sous la menace d’une arme, vous la forcez à écrire ce message sur le mur avec son propre sang. Vous avez juste oublié un détail.
    — Bon sang, mais lequel ?
    — Vous êtes la seule personne, ici, à ne pas être prénommée Omar. Ce qui fait de vous le suspect numéro un. Vous êtes pris à votre propre piège, Alec Revisse. Embarquez-le !
    — Commissaire, il y a des jours où vous m’épatez. Franchement.
    — le métier, inspecteur, le métier. Vous y arriverez, un jour.

  • concours d'écriture

    salut à tous

    de temps à autre, sur des forums, je participe à des petits concours d'écriture, en toute amitié, sans aucun enjeu que le plaisir d'écrire.

    hier soir, j'ai écrit le petit texte ci-dessous, en 20 minutes environ. La contrainte de départ était de commencer le texte par la phrase suivante:
    Ses longs cheveux flottant au vent, la belle Natacha chevauchait sa jument noire à travers les bois des Arcanes...

    voici ce que j'ai pondu:


    Ses longs cheveux flottant au vent, la belle Natacha chevauchait sa jument noire à travers les bois des Arcanes...
    Enivrée par la brise légère qui l’enveloppait telle un manteau de soupirs, elle n’entendit pas de prime abord le coup de sifflet qui zébra l’espace autour d’elle. Puis, reprenant ses esprit, elle jeta à la dérobée un regard derrière elle.
    — Damned, ne put-elle s’empêcher de jurer, la maréchaussée ! Je suis faite comme une rate (en anglais : I am made like a ratgirl).
    Elle n’avait pas le choix. Sa destrière n’avait pas la vélocité des pur-sang entraînés par la police royale. Elle se résigna à stopper sa monture sur le bas côté. Un des deux soldats du roi mit pied à terre et s’approcha d’une démarche nonchalante que n’aurait pas reniée Jean Gabin dans Quai des brumes.
    — Police royale ! Permis de chevaucher et papiers du cheval, s’il vous plait.
    Natacha obtempéra, le regard bas et la queue entre les jambes. Le cheval également.
    — Savez-vous à quelle vitesse vous galopiez ? poursuivit l’agent.
    — Non, monsieur, je me suis laissée emporter par la griserie à l’approche de ce bois, et je n’ai pas regardé le compteur.
    — Le bois des arcanes est limité à cinquante lieues à l’heure, et vous avez été flashée à soixante-cinq.
    — Oh, monsieur l’agent, s’il vous plait, ne pouvez-vous pas fermer les yeux, pour une fois ? Je vous promets de ne pas…
    — N’essayez pas de me la jouer sur ce ton, mademoiselle, et descendez de monture. Où est votre attestation de contrôle technique ?
    — Oh, mon dieu, j’ai laissé passer la date !
    — Votre cheval est en mauvais état. Le sabot arrière gauche est cassé, et l’œil droit est sujet à la cataracte. Avez-vous de quoi réparer ?
    — Oui, monsieur, j’ai une paire de lunettes équestres, et j’ai un sabot de rechange dans ma sacoche. Je répare tout de suite.
    — Bon, je ne vous verbalise pas pour ces avaries. Mais pour l’excès de vitesse, vous aurez à payer quatre-vingt dix écus, et il vous en coûtera un point de permis de chevaucher. Enfourchez votre monture et ne dépassez pas le trot, à l’avenir, à l’approche du bois des arcanes. Compris ?
    — Oui, monsieur l’agent. Et je te ferai bouffer ton tricorne.
    — Pardon ?
    —Je disais : j’ai eu tort de dépasser les bornes. Je ne le ferai plus, monsieur l’agent.
    Les cheveux en berne, la belle Natacha s’en fut, trottant tristement entre les ormes réprobateurs.

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