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roman

  • Omar m'a tuer

    Cette semaine est sorti sur les écrans le film retraçant l'affaire Marshall.

    Mais...

     

    N'oublions pas que j'avais déjà résolu cette affaire dans le chapitre 2 de Nestor Boyaux !

     

    Extrait :

     

     

    — Écris un polar ! Ça te changera de tes pantalonnades.

    — Mais je suis spécialisé dans les pantalonnades. J’écris des romans au gré du vent. Je pose ma plume sur le papier, et je laisse courir. Alors, un polar, tu parles que je n’aurais pas la structure de pensée adéquate.

    — Sers-toi d’une affaire connue. Tiens, à l’ENSOP, je me suis penché sur l’enquête Sheriff.

    — Ghislaine Sheriff ?

    — Elle-même, mon pote.

    — Mais que veux-tu que je raconte, tout le monde connaît l’histoire.

    — Que tu crois ! Le public ne sait pas la moitié de l’affaire.

    Il commençait à me plaire, le père Nestor. Il faut avouer qu’il me pratiquait depuis quelques décennies, et savait pertinemment par quel bout me tendre la carotte.

    — Allez, vide ton sac, Nes. Tel que je te vois, tu t’apprêtes à me livrer le scoop de l’année.

    — Peut-être pas de l’année, mais ça devrait titiller ton néocortex. Je te résume en gros. Quand les collègues se rendent sur les lieux…

    — Une villa de luxe sur la côte, près de Pommettes ?

    — Un peu plus bas, du côté de Menton, plutôt.

    — Pardon, la physionomie de la côte d’Azur ne m’est pas familière.

    — Donc, je disais que les flics se pointent dans la villa de la mère Sheriff, qui  est à la tête d’un empire industriel.

    — Elle vendait des bougies pour les bagnoles. Les fameuses bougies Sheriff.

    — Et la gonzesse était une sacrée allumeuse, soit dit en passant.

    — Bravo Nestor ! me retins-de-pouffer-je. Alors ils trouvent la mère Sheriff dans un bain de sang.

    — Exact. Comme tu le sais, elle a eu le temps d’écrire sur le mur avant de mourir. Devine quoi ?

    — « Merde à celui qui le lira » ?

    — Ne sois pas plus con que tu n’en a l’air. Elle a inscrit : « Omar m’a tuer ».

    — Avec la fameuse faute d’orthographe. Tout le monde le sait, ça.

    — Exactement. Et sais-tu où les collègues ont fouillé en premier ?

    — Dans l’aquarium. Je suppose qu’ils n’ont trouvé que des poissons rouges ?

    — Comment le sais-tu ? Effectivement, pas même une langouste. Que des poissecailles ! C’était une fausse piste. Pas étonnant d’ailleurs, Ghislaine Sheriff n’aurait pas commis deux fautes dans la même phrase.

    — Elle était instruite ?

    — Pour te donner un ordre d’idée, elle était agrégée de lettres, auteur d’une thèse sur l’influence du participe passé dans la résolution des grandes énigmes policières. Bon, pour en revenir à Omar, c’était le nom du jardinier de la mère Tapedur. C’était une autre piste plausible, pas plus con que celle des crustacés. Les condés se mettent alors à fouiller les environs, et que ne voient-ils pas, sur un trottoir à quelques dizaines d’encablures de la baraque ?

    — Un homard ?

    — Lucius, ça devient sérieux, là ! Ils trouvent une jeune femme assise par terre, un étrange sourire aux lèvres, l’air hébété. Derrière elle, sur le mur, une deuxième inscription en rouge : « Omar m’a niquer ».

    — Non !

    — Si !

    — C’est incroyable ! Alors tes collègues ont remonté la piste ?

    — Tout juste, Renoir ! Dans la rue Adjani…

    — Adjacente !

    — Comme tu voudras. Dans la rue adjacente, un homme, genre quinquagénaire, était allongé, sans connaissance…

    — Il n’avait pas d’amis ?

    — Ça veut dire qu’il était assommé. Il présentait d’ailleurs un hématome dans la région pariétale gauche, à proximité de l’occiput. Tu as ton Larousse médical sur toi ?

    — Euh, non, désolé.

    — Tant pis, je te montrerai une autre fois. Bref, le type est complètement groggy, et derrière lui, …

    — Sur le mur, un troisième message ?

    — Comment tu as deviné ? Il y avait effectivement un nouveau message en lettres de sang : « Omar m’a piquer ma bagnole ».

    — Ils ont quand même fini par l’arrêter.

    — Ouais ! Le pauvre Omar en pinçait pour sa patronne, c’était un mobile suffisant. Attends, tu ne sais pas la meilleure ? On a retrouvé une quatrième inscription.

    — Non !

    — Eh bien si, mon pote !

    — À Propos de pote, je me suis lié d’amitié avec Brad Pitt, récemment, pendant mes vacances à la Guadeloupe.

    — Sans blague, Brad Pitt, ton pote ?

    — Oui, mon pote Pitt. À Pointe-à-Pitre. Mais raconte-moi plutôt cette quatrième inscription.

    — Après avoir arrêté Omar, le juge d’instruction, qui en a beaucoup…

    — D’instruction ?

    — Oui. Le juge a fait une enquête administrative, et en visitant le centre des impôts de Menton, a découvert cette dernière inscription, sur un des murs du bâtiment : « Omar n’a pas payer son tiers provisionnel ».

    — Incroyable !

    — Le plus incroyable est qu’Omar était innocent. Pas en ce qui concerne ses impôts, le pauvre, il s’est tapé un redressement fiscal qui aurait remis la tour de Pise droite comme un I.

    — Facile, quand le fisc s’intéresse à toi, tu es toujours coupable.

    — Je ne te le fais pas dire ! Mais Omar était innocent du meurtre de sa patronne. Non seulement il avait un alibi – il était, au moment du meurtre, en train de cueillir des champignons en Papouasie-Nouvelle Guinée avec un groupe d’aborigènes chanteurs de rap – mais de plus, l’écriture sur le mur n’est pas le fait de la mère Sheriff. L’assassin a utilisé le gros orteil droit de la victime, qui, soit dit en passant, était gauchère.

    — Quelle erreur grossière ! Et on a arrêté l’assassin ?

    — Un peu, mon neveu ! Le mari de Ghislaine. C’est un passionné de toiles de maîtres, et sa femme lui avait promis un Goya pour son anniversaire. N’y connaissant strictement rien en peinture, elle s’est fait refiler une compilation des plus belles chansons de Chantal Goya, pour un prix astronomique. Le mari a failli crever d’apoplexie en apprenant la chose.

    Pour un peu, j’en aurais avalé mes truffes de travers.

    — C’est incroyable, ne pus-je m’empêcher de m’écrier, faisant converger vers moi un troupeau de têtes aux tables environnantes.

  • Luc Doyelle au salon du livre d'Ozoir la Ferrière le 20 novembre.

    après l'annulation du salon de Lyon, pour cause d'émeute (mais oui !), espérons que celui d'Ozoir la Ferrière (77) sera un succès.

    Je vous y attends le samedi 20 novembre entre 10h et 18h...

     

    Bonne soirée

    Luc

  • Nestor Boyaux est déjà un succès !

    Il y a trois jours que j'ai reçu les premiers exemplaires de mon troisième roman : Qui veut la peau de Nestor Boyaux ?

    Je peux vous annoncer une chose : j'ai passé mon week-end entier à confectionner des colis pour mes lecteurs. Mon éditrice peut dire la même chose de son côté.

    Si ce rythme ne faiblit pas, Nestor Boyaux sera un beau succès. Il l'est déjà. J'attends avec fébrilité les premières critiques, mais déjà certains lecteurs se sont manifestés après 50 pages de lecture, pour clamer haut et fort qu'ils adoraient ce roman.

    Elle n'est pas belle, la vie ?

  • Nestor est à peine sorti, voici la première critique, de Sarah

    La première critique de "Qui veut la peau de Nestor Boyaux ? " est signé Sarah Farri, tout d'abord une de mes lectrices de la première heure, donc fidèle parmi les fidèles, mais aussi devenue auteuse avec l'excellent "Sois belle-mère et tais-toi ! ".

     

    Voici sa critique :

     

    Viens de m'enquiller le père Boyaux en moins de 24h... Retour de lecture qd je n'y verrai plus double : c'est le meilleur des 3 ! On dit d'un écrivain, qu'il n'est écrivain qu'au bout de son 3ème roman, eh bien sache mon Lucius que tu n'es pas qu'un écrivain... tu es un écrivain bourré de talent !BRAVOOOOOO !!! Et maintenant, filez tous HT c'te p'tite merveille d'humour !

     

     

    Merci Sarah !

  • Nestor Boyaux le 11 octobre !

    Oui, oui, c'est dans deux jours !

    Mon troisième roman : qui veut la peau de Nestor Boyaux ? arrive enfin, et je croule sous les pré-commandes (mon éditrice également).

    Il faut avouer que mes deux premiers opus ont récolté une quasi-unanimité. Je me suis amusé à calculer le taux de satisfaction de mes lecteurs (du moins, ceux qui se sont manifestés, et ils ont été nombreux). Verdict, comme aurait dit Giuseppe : Plus de 99% (mais si, c'est possible !).

    Alors, pourquoi en suis-je encore à m'étonner de recevoir, heure par heure, toutes ces commandes pour Nestor Boyaux ? Tout simplement parce qu'on ne s'habitue pas à un tel enthousiasme. En tout cas, pas moi.

    Mais venons en au cœur du sujet. Plutôt que de réinventer la roue, je vous livre la 4e de couverture du roman :

     

     

    Le polar selon Lucius…
    Méfiez-vous le jour où votre ami de toujours débarque après dix années de silence radio.
    Prenez garde s’il vous propose sur un plateau la solution à tous vos problèmes.
    Mais surtout… restez vigilant si votre ami se nomme NESTOR BOYAUX !
    Ces retrouvailles chaleureuses seront les prémices d’une étrange descente aux enfers. Lorsqu’un clochard prend le contrôle de votre destinée, que la radio diffuse des informations surprenantes, et que la maréchaussée se pointe à tous les coins de rue, il est temps de crier au secours !
    Une épopée polaroïde parsemée d’humour et de suspense.

     

    Et pour terminer, la question qui tue !

    Qu'est-ce qui différencie un roman comme celui-ci d'un autre signé d'une grosse pointure comme Marc Lévy ? La grosse machine de guerre : Affiches géantes dans le métro et les gares, spots publicitaires sur RTL, passage au journal de 20 h. Je n'ai pas droit à tout ça. Je n'ai que l'enthousiasme de mes lecteurs.

    Alors continuez à vous mobiliser pour parler de ces romans que vous avez aimés, et de celui-ci qui arrive lundi !

    Merci à tous pour votre fidélité...

    Luc Doyelle

     

    www.lauramare.fr

     

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  • Succès au salon du livre de Cergy Pontoise !

    Ce week-end avait lieu le premier salon du livre de Cergy-Pontoise, organisé par les Mots Migrateurs (à ne pas confondre avec les momies gratteuses).

    Une belle affluence, de superbes rencontres, et de nombreuses ventes pour moi mais aussi pour l'équipe de Laura Mare :

    Sarah Farri

    Lisa Lo Bartolo Bardin

    Vanessa Mattin

    Rodolphe Hartig

    Fred Vasseur

    et Laura Mare !

    Un grand merci aux organisateurs, et aux lecteurs qui se sont déplacés pour nous rencontrer.

    On remet ça dans deux ans !

  • critique des lecteurs : le commentaire de Vanessa Mattin, auteuse.

    Pour info, Vanessa Mattin est une auteuse de talent, si proche de mon univers que je lui ai proposé de rédiger un roman à quatre mains. Voici son commentaire à propos des merles, qu'elle vient de lire.

     

    A y est ! Tout lu ! Mon dieu ce que tu peux être secoué mon pauvre Luc !!! Moi, l'hypertrichose en plus !!! Si on arrive à finaliser notre projet commun, la littérature contemporaine va prendre un nouveau tournant !!!

  • qui veut la peau de Nestor Boyaux, prochain roman de Luc doyelle

    Après l'accueil enthousiaste réservé à mes deux premiers romans :

    Les liaisons presque dangereuses

    C'est au pied du mur qu'on mange des merles

    Le petit dernier pointe le bout de son nez... pour une publication prévue à partir de septembre prochain. Le titre est provisoire, mais une chose est sûre : Il s'agira d'enquêter sur la disparition de Nestor Boyaux. Et oui, ce sera un polar, mais ne craignez rien : L'humour que vous avez adoré dans les deux premiers romans sera au rendez-vous.terminestor.jpg

  • critique des lecteurs : le commentaire de Danielle

    Merci à Danielle pour cette critique très originale, à propos de mon deuxième roman : C'est au pied du mur qu'on mange des merles !

     

     

    Elleharaant(1), un humour décoiffant (bon, j’suis coiffée comme l’as de carreau(2), mais le roman a réussi à m’ébouriffer encore plus, sans doute à cause de mes crises de fou-rire !), désopilant, nectarbilatoire(3) !
    Je ne vais pas vous faire un résumé pour ne pas gâcher votre plaisir de lecteur, qui contrairement au plaisir d’amour qui ne dure qu’un instant, dure, lui, ici, de la première à la dernière page.
    Bref, un ouvrage qui devrait être emboursé par la séfesse(4). Il vaut tous les antidépresseurs du monde.
    Vous comprendrez que je l’ai senioré(5) et que je prie humblement l’hauteur(6)de me pardonner d’avoir plagié certains de ses tics d’écriture. S’il s’était agi de tiques, je me serais abstenue. Juste un petit truc: j'ai des crampes d'estomac quand je dois ouvrir mon placard! 

    1)Elle plutôt que IL, le mois de mars étant celui de la femme
    2)Y an a marre de l’as de pique !
    3) C’est plus joli que jus !
    4) sécu… restons polis !
    5)à mon âge, ado-ré, j’ai pas osé !
    6) grimpé au haut du mur pour digérer ses merles

  • Maman Chérie, d'Anne-Laure Buffet. Éditions Le Manuscrit, février 2010.

    La petite Emma passe toutes ses vacances d'été chez ses grand-parents. Sa mère lui manque, elle lui écrit de nombreuses lettres. 
    Année après année, elle sera en quête d'un amour maternel qui jamais ne viendra. Année après année, elle s'accrochera à son innocence de petite fille. Avec des mots simples qui permettent de lire entre les lignes, Anne-Laure dresse un portrait tout en finesse de cette mère dont on ne lira pas les réponses. On la devine à travers le regard naïf d'Emma, pour qui la bonté d'une mère est un postulat, un dogme inébranlable.

    Anne-Laure réussit ici une prouesse : montrer la monstruosité d'un être à travers les mots d'amour d'une petite fille. Sans pathos, sans coups de théâtre, avec une infinie délicatesse, en distillant une émotion à chaque ligne.
    Vous l'aurez compris, j'ai adoré ce roman épistolaire. J'avais déjà fortement apprécié les nouvelles d'Anne-Laure, parues dans quelques ouvrages collectifs, et le roman lui permet ici de donner la pleine mesure de sa si belle écriture.

    Merci, Anne-Laure.

     

    http://www.drole-dendroit.com/

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