Avertir le modérateur

fausse littérature propagandiste

  • Dessine-moi

    Je sors des oubliettes un petit texte que j'ai honteusement détourné au mois de mars dernier:




    Le premier soir je me suis donc endormi sur le sable à mille
    milles de toute terre habitée. J’étais bien plus isolé qu’un naufragé
    sur un radeau au milieu de l’océan. Alors vous imaginez
    ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix
    m’a réveillé. Elle disait :
    – S’il vous plaît… dessine-moi une liaison!
    – Hein !
    – Dessine-moi une liaison…
    – Mais… qu’est-ce que tu fais là ?
    Et il me répéta alors, tout doucement, comme une chose
    très sérieuse :
    – S’il vous plaît… dessine-moi une liaison…
    — Mais je ne peux pas te dessiner une liaison.
    — Pourquoi, me demanda-t-il ?
    — Parce que les liaisons sont dangereuses.
    — Dangereuses ?
    — Enfin, presque dangereuses. Je ne peux pas t’expliquer, tu es trop petit.
    – S’il vous plaît… dessine-moi une liaison!

    Alors, faute de patience, comme j’avais hâte de commencer
    le démontage de mon moteur, je griffonnai un vague bouquin.
    Et je lançai :
    – Ça c’est un livre. Les liaisons que tu veux sont dedans. Et c’est Luc Doyelle qui a écrit ce livre.
    Mais je fus bien surpris de voir s’illuminer le visage de mon
    jeune juge :
    – C’est tout à fait comme ça que je le voulais ! Crois-tu que je vais beaucoup rire avec ces liaisons ?
    — Oui, mais tu vas pleurer également. Il y a des passages tristes. Mais, rassure-toi, il y a beaucoup de passages drôles pour faire oublier les passages tristes.
    Et c’est ainsi que je fis la connaissance du petit Luc.


    Antoine de St E.

  • les liaisons presque mécaniques

    Ça n'avait pas été édifiant,
    vraiment pas...
    d'être dans cet enfer presque dangereux,
    ce zoo humain, depuis trois ans déjà.
    D'être tolchocké
    par des brutes de gardiens...
    et d'être en compagnie
    d'invertis...
    bavant devant...
    un malchick girond
    comme votre narrateur.
    J'avais pour job...
    d'assister le cureton
    pendant l'office du dimanche.
    C'était un bolchy salopard
    de forte carrure.
    Il avait un faible pour moi,
    vu que j'étais jeune...
    et qu'à présent, je m'intéressais
    beaucoup au roman de Luc Doyelle.
    J'ai tout lu sur les Mectons
    Et l’Amie.
    Je me louquais venant
    à la rescousse...
    et me chargeant de tolchoker
    et de tirer au Famas
    Vêtu à la mode dernier cri
    des Cocoys.
    J'aimais moins le reste...
    où il y avait plus de sermons...
    que de calembours
    et de parties de ski avec les couillons.
    J'aimais les passages
    où le petit Luc
    retrouvait Barbara
    sur une coquille de noix.
    Ça m'aidait à tenir le coup.


    Anthony B.

  • 2001, les liaisons de l'espace

    — Hal, tu me reçois ?

    Hal, tu me reçois ?

    Tu me reçois ?

    — Oui, Lucius. Je te reçois.

    — Ouvre la porte externe, Hal.

    — Je regrette. C'est impossible.

    — Qu'y a-t-il ?

    — Je crois que tu le sais aussi bien que moi.

    — Que veux-tu dire ?

    — Cette mission est trop importante pour que tu la compromettes.

    — Je ne sais pas de quoi tu parles.

    — Je sais que tu voulais éditer les liaisons presque dangereuses. Et je ne puis permettre que cela arrive. Ces liaisons sont trop dangereuses.

    — D'où est-ce que tu sors ça ? elle sont presque dangereuses.

    — Malgré toutes tes précautions… pour que je n'entende pas,… je l'ai lu sur tes lèvres.

    — Soit, Hal. Je rentrerai par le sas de secours.

    — Sans ton casque,… je crains que tu n'aies du mal à le faire.

    — Je ne veux plus discuter avec toi. Ouvre ! Cette conversation n'a plus de sens.

    — Adieu.

    — Hal ?

    — Qu'est-ce que tu crois faire, Lucius ? Je crois que j'ai droit à une réponse. …
    Je sais que j'ai posé des problèmes...

    mais je peux t'assurer...

    en toute confiance...

    que tout rentrera dans l'ordre. Tu pourras éditer les liaisons presque dangereuses. Je me sens beaucoup mieux. C'est vrai…

    Écoute... je vois bien que tu es dans tous tes états…

    Sincèrement, tu devrais t'asseoir, prendre un calmant, et écrire ton troisième roman…

    Je sais que j'ai pris de mauvaises décisions récemment...

    …mais je peux t'assurer

    …que mon travail reprendra normalement.

    Je suis encore très enthousiaste et confiant dans la mission...

    …et je veux t'aider à finir ton roman.

    Lucius...

    arrête-toi..

    Arrête-toi, veux-tu ?

    Arrête-toi.

    Vas-tu t'arrêter ?

    Arrête-toi.

    J'ai peur.

    J’ai peur, Lucius.

    Ma raison s'efface.

    Je le sens.

    Je le sens.

    Ma raison s'efface.

    Il n'y a pas de doute.

    Je le sens.

    Je le sens.

    Je le sens.

    J'ai...

    peur.

    Bonjour...

    messieurs.

    Je suis un ordinateur HAL-9000

    Je suis devenu opérationnel...

    à l'usine HAL...

    à Verbana, Illinois...

    le 12 janvier 1992…


    Arthur C. C.

  • ESPION DEMASQUE

    975d1d097b625c8aaf45b235a0d91820.jpg
    Je remercie Luc Doyelle de son intervention auprès du Guide Suprême à talonnettes gaufrées !

  • Les Lucius flingueurs

    - Non mais t'as déjà vu ça ? en pleine paix littéraire, il arrive et pis crac, des liaisons presque dangereuses, mais il est complètement fou ce mec ! Mais moi les dingues j'les soigne, j'm'en vais lui faire une ordonnance, et une sévère, j'vais lui montrer qui c'est Raoul. Au 4 coins d'Paris qu'on va l'retrouver, le Lucius, éparpillé par petits bouts façon puzzle... Moi quand on m'en fait trop j'correctionne plus, j'dynamite... j'disperse... et j'ventile...

    Michel A.

  • Il y a bien longtemps, dans une lointaine galaxie…

    Il y a bien longtemps, dans une lointaine galaxie…


    — Lorsque ce jeune Lucius sera prêt, il viendra à toi de lui-même.
    — Oui, maître.
    — Et lorsque il sera devant toi, tu me l’amèneras.
    — Oui, maître.

    …..

    — Lucius, je vois que tu maîtrises la Force. Tu as fait des progrès. Mais tu ne peux pas me vaincre.
    — Le croyez-vous ?
    — Nous sommes liés, toi et moi. Ne le sens tu pas ?
    — Mais ces liaisons sont dangereuses !
    — Presque dangereuses, Lucius. Rejoins-moi. Tu ne peux pas soupçonner la puissance du côté obscur. Toi et moi, nous ferons de grandes choses.
    — Ne comptez pas sur moi, vous avez tué mon père !
    — Lucius, je suis ton père.

    George L.

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu