25.06.2008
Dessine-moi
Je sors des oubliettes un petit texte que j'ai honteusement détourné au mois de mars dernier:
Le premier soir je me suis donc endormi sur le sable à mille
milles de toute terre habitée. J’étais bien plus isolé qu’un naufragé
sur un radeau au milieu de l’océan. Alors vous imaginez
ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix
m’a réveillé. Elle disait :
– S’il vous plaît… dessine-moi une liaison!
– Hein !
– Dessine-moi une liaison…
– Mais… qu’est-ce que tu fais là ?
Et il me répéta alors, tout doucement, comme une chose
très sérieuse :
– S’il vous plaît… dessine-moi une liaison…
— Mais je ne peux pas te dessiner une liaison.
— Pourquoi, me demanda-t-il ?
— Parce que les liaisons sont dangereuses.
— Dangereuses ?
— Enfin, presque dangereuses. Je ne peux pas t’expliquer, tu es trop petit.
– S’il vous plaît… dessine-moi une liaison!
Alors, faute de patience, comme j’avais hâte de commencer
le démontage de mon moteur, je griffonnai un vague bouquin.
Et je lançai :
– Ça c’est un livre. Les liaisons que tu veux sont dedans. Et c’est Luc Doyelle qui a écrit ce livre.
Mais je fus bien surpris de voir s’illuminer le visage de mon
jeune juge :
– C’est tout à fait comme ça que je le voulais ! Crois-tu que je vais beaucoup rire avec ces liaisons ?
— Oui, mais tu vas pleurer également. Il y a des passages tristes. Mais, rassure-toi, il y a beaucoup de passages drôles pour faire oublier les passages tristes.
Et c’est ainsi que je fis la connaissance du petit Luc.
Antoine de St E.
16:56 Publié dans fausse littérature propagandiste | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : roman, actualité, livre, prix littéraire, humour, dérision, rire
22.03.2008
les liaisons presque mécaniques
Ça n'avait pas été édifiant,
vraiment pas...
d'être dans cet enfer presque dangereux,
ce zoo humain, depuis trois ans déjà.
D'être tolchocké
par des brutes de gardiens...
et d'être en compagnie
d'invertis...
bavant devant...
un malchick girond
comme votre narrateur.
J'avais pour job...
d'assister le cureton
pendant l'office du dimanche.
C'était un bolchy salopard
de forte carrure.
Il avait un faible pour moi,
vu que j'étais jeune...
et qu'à présent, je m'intéressais
beaucoup au roman de Luc Doyelle.
J'ai tout lu sur les Mectons
Et l’Amie.
Je me louquais venant
à la rescousse...
et me chargeant de tolchoker
et de tirer au Famas
Vêtu à la mode dernier cri
des Cocoys.
J'aimais moins le reste...
où il y avait plus de sermons...
que de calembours
et de parties de ski avec les couillons.
J'aimais les passages
où le petit Luc
retrouvait Barbara
sur une coquille de noix.
Ça m'aidait à tenir le coup.
Anthony B.
07:05 Publié dans fausse littérature propagandiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : roman, actualité, livre, prix littéraire, humour, dérision, rire
21.03.2008
2001, les liaisons de l'espace
— Hal, tu me reçois ?
Hal, tu me reçois ?
Tu me reçois ?
— Oui, Lucius. Je te reçois.
— Ouvre la porte externe, Hal.
— Je regrette. C'est impossible.
— Qu'y a-t-il ?
— Je crois que tu le sais aussi bien que moi.
— Que veux-tu dire ?
— Cette mission est trop importante pour que tu la compromettes.
— Je ne sais pas de quoi tu parles.
— Je sais que tu voulais éditer les liaisons presque dangereuses. Et je ne puis permettre que cela arrive. Ces liaisons sont trop dangereuses.
— D'où est-ce que tu sors ça ? elle sont presque dangereuses.
— Malgré toutes tes précautions… pour que je n'entende pas,… je l'ai lu sur tes lèvres.
— Soit, Hal. Je rentrerai par le sas de secours.
— Sans ton casque,… je crains que tu n'aies du mal à le faire.
— Je ne veux plus discuter avec toi. Ouvre ! Cette conversation n'a plus de sens.
— Adieu.
— Hal ?
— Qu'est-ce que tu crois faire, Lucius ? Je crois que j'ai droit à une réponse. …
Je sais que j'ai posé des problèmes...
mais je peux t'assurer...
en toute confiance...
que tout rentrera dans l'ordre. Tu pourras éditer les liaisons presque dangereuses. Je me sens beaucoup mieux. C'est vrai…
Écoute... je vois bien que tu es dans tous tes états…
Sincèrement, tu devrais t'asseoir, prendre un calmant, et écrire ton troisième roman…
Je sais que j'ai pris de mauvaises décisions récemment...
…mais je peux t'assurer
…que mon travail reprendra normalement.
Je suis encore très enthousiaste et confiant dans la mission...
…et je veux t'aider à finir ton roman.
Lucius...
arrête-toi..
Arrête-toi, veux-tu ?
Arrête-toi.
Vas-tu t'arrêter ?
Arrête-toi.
J'ai peur.
J’ai peur, Lucius.
Ma raison s'efface.
Je le sens.
Je le sens.
Ma raison s'efface.
Il n'y a pas de doute.
Je le sens.
Je le sens.
Je le sens.
J'ai...
peur.
Bonjour...
messieurs.
Je suis un ordinateur HAL-9000
Je suis devenu opérationnel...
à l'usine HAL...
à Verbana, Illinois...
le 12 janvier 1992…
Arthur C. C.
09:16 Publié dans fausse littérature propagandiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : roman, actualité, livre, prix littéraire, humour, dérision, rire
20.03.2008
ESPION DEMASQUE

16:55 Publié dans fausse littérature propagandiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Les Lucius flingueurs
- Non mais t'as déjà vu ça ? en pleine paix littéraire, il arrive et pis crac, des liaisons presque dangereuses, mais il est complètement fou ce mec ! Mais moi les dingues j'les soigne, j'm'en vais lui faire une ordonnance, et une sévère, j'vais lui montrer qui c'est Raoul. Au 4 coins d'Paris qu'on va l'retrouver, le Lucius, éparpillé par petits bouts façon puzzle... Moi quand on m'en fait trop j'correctionne plus, j'dynamite... j'disperse... et j'ventile...
Michel A.
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19.03.2008
Il y a bien longtemps, dans une lointaine galaxie…
Il y a bien longtemps, dans une lointaine galaxie…
— Lorsque ce jeune Lucius sera prêt, il viendra à toi de lui-même.
— Oui, maître.
— Et lorsque il sera devant toi, tu me l’amèneras.
— Oui, maître.
…..
— Lucius, je vois que tu maîtrises la Force. Tu as fait des progrès. Mais tu ne peux pas me vaincre.
— Le croyez-vous ?
— Nous sommes liés, toi et moi. Ne le sens tu pas ?
— Mais ces liaisons sont dangereuses !
— Presque dangereuses, Lucius. Rejoins-moi. Tu ne peux pas soupçonner la puissance du côté obscur. Toi et moi, nous ferons de grandes choses.
— Ne comptez pas sur moi, vous avez tué mon père !
— Lucius, je suis ton père.
George L.
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