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  • Actualité du livre : Les liaisons presque dangereuses

    De notre envoyé banal (euh, oui, nous n'avons pas les moyens d'avoir un envoyé spécial):

    Le comité Goncourt vient d'annoncer sa dissolution définitive, après lecture du roman de Luc Doyelle : Les liaisons presque dangereuses.

    "Ce concours n'as plus de raison d'être, a déclaré le président du comité, puisqu'il la sélection ne comporte plus qu'un seul roman. Nous avons trouvé LE livre ultime, derrière lequel plus aucun auteur ne se risquera à surenchérir. Je peux vous annoncer la mort du livre d'ici peu. Luc Doyelle, avec les liaisons presque dangereuses, est sur le point de rééditer le parcours de Bill Gates en informatique. C'est une tragédie!"


    Notons que Luc Doyelle, depuis que les services de Scotland Yard l'ont relâché en mars dernier, se terre comme une westmine, déjouant les recherches de l'ensemble de la presse française et étrangère.

    La suite...comment dire... au prochain bulletin?

  • situation géographique

    juste un petit article afin d'aider les moteurs de recherche à mieux référencer ce blog.
    Les lecteurs d'un roman aiment bien que l'action se déroule près de chez eux.
    alors voici la liste des lieux évoqués dans ce roman. Google me dira merci.

    Angers, Maine et Loire : la petite enfance du petit Luc
    Sanilhac, Uzès, Gard : début de l'adolescence du Petit Luc
    Nîmes : Lucius visite un court instant la fac de médecine, puis devient un homme sous les ordres du commandant Delille. Idem à Apt, plateau d'Albion, où Lucius sera responsable de la protection des missiles nucléaires.
    Dole, Jura, où Lucius sera le couillon de service entre deux cours d'anatomie (appliquée, quelquefois).
    Sarreguemines, Moselle : un petit passage
    Sainte Colombe, Provins, Seine et Marne: le lieu où l'intrigue bat son plein (c'est fou le nombre de gens ou de choses qui battent leur plein. Mais que fait la police?)


    voilà. J'espère que Google sera content

  • Jugez Lucius coupable

    Roman, nouveautés...
    Vouloir figurer parmi l'actualité littéraire fait parfois prendre de gros risques... judiciaires.



  • roman : nouveautés

    Tiens, je vais faire un peu de pub à mon éditeur (Les nouveaux auteurs).
    En partenariat avec Femme actuelle, il vient de boucler le concours littéraire dit du "roman de l'été".

    Le gagnant est David Hepburn pour "Le cercle du silence"
    Deux coups de cœur ont été décernés, pour "A l'aube du 7ème sens", de Jérôme Manierski, et pour "L'ange au sourire", de Yann-Hervé Martin.

    Le Jury était présidé par Paulo Coehlo.

    Le lauréat a été tiré (enfin, plutôt son bouquin) à 17000 exemplaires. Ouais, ça donne envie! D'autant plus que je suis sûr que mon roman est meilleur que le sien. Ça ne fait aucun doute. D'ailleurs, je vais l'acheter (le sien, pas le mien) pour m'en assurer. Je n'ai pas eu de chance, le concours était ouvert à tout auteur jamais publié. J'ai eu la malchance d'être publié au moment du lancement de l'opération. Quelle guigne!

    bonne chance aux lauréats, et de toute façon, leur succès rejaillra sur nous (enfin, sur moi, c'est le principal)

    un petit lien pour finir:
    Les nouveaux auteurs

    C'était le bulletin mégalo du jour

    la suite.... au prochain bulletin.

    Luc doyelle

  • Mieux que Loreal

    Qui vous fait la peau plus belle et le cheveu doux?
    Les liaisons presque dangereuses.








  • Une virée chez Tex Avery

    non, Tex Avery n'a rien inventé.
    voici ce qui arrive quand on lit les liaisons presque dangereuses, le roman humoristique de Luc Doyelle:



  • Hitchcock évoque la femme moderne

    Evocation du célèbre roman de Virginie Vanos








  • Marie Almalo, future auteuse

    Aujourd'hui, un petit mot à propos de Marie Almalo.

    J'ai écrit "future auteuse" car elle n'est pas encore publiée, mais qui sait ce qui peut arriver, dans cette jungle qu'est l'édition?
    Une auteuse à suivre, donc.
    J'ai rencontré Marie Almalo sur le net, où elle met à disposition de la communauté de petits textes simples mais percutants. Mais j'ai entendu parler d'un manuscrit en quête d'éditeur... Alors croisons les doigts pour Marie.

    ci-dessous, une petite mise en bouche:






    Elle roule vite. Très vite.
    Trop vite.
    Elle le sait, et plus sa voiture prend de la vitesse, plus elle en demande.
    Elle ne sait même pas où elle va, ses yeux sont aveugles et ses oreilles n’entendent plus.

    Depuis quelques temps, elle ne se reconnaît plus. Elle ne se connaît plus. Elle vit sa vie normalement, sourit aux voisins, dit bonjour à ses élèves le matin. Puis elle fait son travail, consciencieusement, comme toujours. Mais quelque chose est cassé.
    On lui a parlé de dépression.
    L’autre jour, son mari a voulu qu’elle aille voir un psy. Quelle idée, un psy. Elle n’est pas folle, tout de même.

    Alors ce soir, elle roule très vite, sans même savoir où elle va.
    Elle y est quand même allée, chez ce psy. Parce qu’elle aime par-dessus tout faire plaisir à son mari, c’est sa raison de vivre. Elle s’est retrouvée en face d’un monsieur austère, un calepin à la main, dans un silence assourdissant. Elle n’a pas parlé, et une heure plus tard le psy lui a demandé les quarante-cinq euros, en liquide s’il vous plaît. A la semaine prochaine, madame, pensez bien à ce que nous avons fait aujourd’hui.
    Alors là, elle a failli éclater de rire. « Ce que nous avons fait »…Ce sera facile d’y penser, il n’y a rien eu.
    En fait, c’est toute sa vie, ça : rien.
    Elle se donne corps et âme à son mari, à ses enfants, à son travail, à sa maison. Parce qu’on lui a toujours dit de le faire, et qu’en bonne petite fille sage et obéissante, elle s’exécute.

    Et ce soir, elle roule, elle roule, elle roule.
    Elle n’a même pas mis de musique, elle qui ne peut pas faire cinq cents mètres en voiture sans une de ses chansons préférées.
    Non, là elle n’écoute que le bruit du moteur qui semble reproduire ce qu’elle a dans la tête : le bruit sourd et persistant d’une cocotte minute dont le couvercle va exploser d’une minute à l’autre si quelqu’un ne baisse pas le feu en-dessous.
    Elle ne voit même pas la route qui défile devant elle, à côté d’elle, derrière elle. Elle est perdue, désespérée et elle ne sait même pas pourquoi.

    Pourtant, elle a tout pour être heureuse. Et elle ne l’est pas. Elle a ce sentiment étrange qu’elle ne l’a jamais été, et qu’elle n’est pas faite pour le bonheur.
    Le bonheur des gens simples, qui ne cherchent pas constamment midi à quatorze heures, comme on dit. Ce bonheur évident, pas parfait, mais sans fioritures inutiles.
    Elle se revoit, jeune fille sage en robe immaculée, au bras de l’homme qu’elle avait choisi. Les sourires figés sur les photos bien rangées, encadrées et posées bien en évidence sur l’étagère du salon, comme pour se persuader qu’elle est bien cette jeune mariée heureuse et fière. Les invités sont tous là, et elle jurerait avoir entendu sa mère soupirer son soulagement d’avoir casé sa fille. Mais non, elle se trompe. C’est le bonheur, et puis c’est tout.

    Mais rien n’y fait. La voiture file de plus en plus vite sur cette autoroute, qui la mène loin de chez elle, loin d’elle-même.
    Elle s’y est engagée sans même voir la direction, ce n’est pas important. Elle n’a pas laissé de mot sur la table, son mari doit être inquiet depuis qu’il est rentré. Elle aurait dû au moins le prévenir que les enfants étaient chez sa mère. Tant pis, il saura bien se renseigner.
    Tant pis.
    Elle se répète ces deux petits mots avec une indifférence qui lui glace le sang. Parce que c’est tout le contraire de ce qu’elle pense, en réalité. Elle se persuade qu’elle est indifférente mais elle crève de souffrance à l’idée de laisser son mari et ses enfants livrés à eux-mêmes.
    Elle a toujours vécu pour eux, elle a toujours tout fait pour eux. Et aujourd’hui, elle s’en va, comme ça, sans raison. Vers nulle part.

    Elle entend déjà les commentaires :
    « La pauvre…on voyait bien qu’elle n’était pas elle-même ces derniers temps.
    - Oui, sûrement le surmenage. On l’avait pourtant prévenue qu’elle en faisait trop.
    - Moi je suis sûre qu’elle va revenir. C’est juste une passade. »
    Non, elle ne reviendra pas.

    Elle est décidée à changer de vie, alors elle le fera. Tant pis pour les conséquences. Tant pis si son mari la supplie de revenir. Si elle a décidé de partir, c’est qu’elle étouffe dans cette vie, elle ne se supporte plus. Elle ne supporte plus les autres. Il n’y a que ses enfants qui sont tout pour elle, et elle espère qu’ils ne souffriront pas trop.
    Quelle idiote. Bien sûr qu’ils vont souffrir.
    Mais elle essaie de ne pas y penser au volant de sa voiture, et fixe ses yeux sur l’aiguille qui penche maintenant vers l’extrême droite du cadran. Elle joue, c’est un jeu. Elle brûle sa vie qui n’a plus aucun sens.


    Elle se demande ce qu’est cette lumière, là, devant ses yeux. Non pas devant, tout autour.


    C’est ça la mort ?

    Ou les phares d’un camion ?

  • Le bon la brute et le presque truand (suite)

    Quand Guillaume Musso sort les flingues


  • Le bon, la brute et le presque truand (épisode 3)

    La suite de l'épisode 2, que vous m'avez réclamée à cor et à cris (ne dites pas non, j'ai les noms)





  • Pascal Truchet, auteur

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    Dans ce monde où tout va si vite, où l’heure est au zapping, au lait condensé, au fast food et à la pensée pré-mâchée, l’écriture me semble plus que jamais d’une absolue nécessité. Elle incarne la réconciliation de la pensée et de l’émotion, elle porte en elle la permanence de notre condition, son ancrage temporel et son intemporalité, elle traduit l’humanité qui malgré les obstacles perdure et fait entendre sa voix. C’est bien de cela qu’il s’agit, d’une voix perçue, d’une musicalité, d’un rythme qu’incarne un corps, d’une façon de marcher à travers la syntaxe, de respirer par la ponctuation. Je n’aime ni les romans à la facture traditionnelle, ni les récits autobiographiques où l’auteur déverse les détails les plus insignifiants de sa vie. L’écriture doit tenter de se faire création, invention : trouver la forme qui la mieux permettra au lecteur d’embarquer. J’ai pour ma part opté pour l’écriture fragmentaire loin du factice et du chronologique, pour faire cohabiter les images, les paradoxes, les pays qui sont des paysages, et les rencontres. De la Roumanie au Chili, je suis avec le lecteur et nous suivons les pas du poète, ses derniers jours, ses derniers regards jetés sur les hommes et les cultures. Non ce ne sont pas des vers. La poésie est partout autour de nous, dans le regard des enfants roumains, chez les ouvriers chiliens, au creux des pierres bretonnes, du minéral continental et des écumes océaniques…



    Pascal Truchet a un rythme et une intensité qui bouleversent. « Il tend les voiles, les pensées et le regard pour donner de la bande sur tribord, en fendant la mer, pour obtenir ce point de l’inclinaison où toute chose en équilibre menace de disparaître. » Voyager, démuni, lesté simplement d’un caillou dans les poches ou d’un pull qui ne protège pas du froid pour éprouver du corps ce qui résiste. Faire se volatiliser l’illusion, naître l’utopie. L’Espagne et ses citadelles délaissées. Soria qu’a tant chantée Machado. Rencontrer Federico Garcia Lorca, le suivre à New York. Entendre Neruda s’adresser au peuple chilien. Que peuvent les mots ? Ils touchent, mais ne changent pas la vie. Et pourtant, il suffit peut-être de surprendre quelque part dans le monde le « gong fidèle d’un mot. » Alors fonçons dans le Massif Central où la pierre a explosé. « Que la flamme lui rende, par cette fragmentation, la multiplicité des visages, la profondeur des entailles, la vitesse dangereuse de la projection, qu’elle la place tout entière dans le souffle du vent fendu. » Ce vent du nord qui cisèle la lumière et donne la vigueur, ce pays où un homme passe son temps à suivre obliquement la course du soleil. Injecter la couleur sang du coquelicot dans l’écriture. Ce n’est pas assez : il faut être au plus proche des rivages, bretons par exemple. Le compte n’y est pas, il faut se délester encore. Tenter d’approcher « la loi secrète qui provoque la danse des images », prendre en Roumanie les trains de la mendicité, rire avec les enfants. « O Roumanie taillée dans ce morceau de roche, tu as souffert. » Et le chant continue, prend toutes les formes, toutes les voix…
    Georges Hilaire

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