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  • Après RTL, Europe 1

    Je suis en contact avec une collaboratrice de Laurent Baffie, pour son émission du dimanche matin sur Europe 1.
    je dois faire un essai cet après midi, et si c'est concluant, je serai invité à lire mon roman à l'antenne.
    Mais ne vendons pas la peau du castor avant que l'ours ne fasse le printemps.

  • interview RTL

    hier, mon article sur l'interview RTL a attiré un grand nombre de visiteurs. J'espère que c'est un tournant dans le démarrage de mon roman, et que d'autres médias s'y intéresseront. L'interview a été diffusé le matin à 6h45. Ce n'est certes pas la meilleure heure pour un peu de promotion, mais c'est déjà énorme. Quand je recevrai les chiffres de ventes d'Amazon, je saurai si cette promotion a été utile. Mais toute pierre est utile à l'édifice. Je continue mon chemin.
    merci à tous.
    Luc

  • évolution

    Depuis la parution du roman, à Noël dernier, les ventes restent soutenues. Pas de quoi battre Harry Potter (du moins, pas encore), mais je reste sur une vente par jour en moyenne. Espérons que l'interview de RTL booste ce chiffre.
    Quoiqu'il en soit, le bouche à oreille fonctionne, pour l'instant à petite échelle. La quasi totalité des lecteurs ont aimé, voire adoré cette histoire, et me le font savoir tous les jours, par mail, sur mon site photo ou sur mes blogs. Encore merci.
    Luc

  • l'interview RTL

    je viens de recevoir le mp3 de l'interview, qui a été diffusée ce matin à 6h45 (j'étais encore couché à cette heure là, mais j'espère que d'autres se sont levés plus tôt que moi)

    copainsdavant.mp3

  • interview RTL suite

    je ne sais pas si l'interview a été diffusée. J'ai écouté RTL une partie de la matinée, mais ne sachant pas l'heure exacte de diffusion, pas possible de vous en dire plus.
    suite au prochain épisode

  • interview RTL

    l'interview a eu lieu ce matin, dans une voiture RTL à la sortie du métro Porte de Charenton. Elle sera diffusée demain (jeudi 28 février) dans la matinée. Un mp3 sera disponible bientôt, que je mettrai en ligne si je n'ai pas été trop nul (sait-on jamais...).

  • C'est au pied du mur qu'on mange des merles, suite (encore) du chapitre 2

    Le type en blouse blanche, les cheveux blancs et l’air ahuri s’appelle Spritz. C’est mon chef. Tout le monde n’ayant pas la capacité de suivre l’école des cadres, c’est tout naturellement par l’ancienneté qu’il est devenu surveillant. Aussi, il ne faut pas lui demander l’impossible. Quand le carrelage a vu passer la serpillière, et quand le planning mensuel est équilibré, Spritz peut dormir tranquille, et toute l’équipe également. Spritz n’est pas méchant, mais un ahuri est toujours imprévisible, surtout lorsqu’on lui confie une responsabilité. Un conseil : si vous avez une bonne idée pour faire évoluer le service, confiez-la à Spritz, il saura trouver le placard où votre idée révolutionnaire pourra mûrir tel un bon vin de garde. Lorsqu’il sera parti à la retraite, il sera temps de la sortir et de la dépoussiérer.

    À côté de Spritz, vous trouverez Adolf. C’est le petit brun moustachu. Adolf est le poisson-pilote de Spritz, sauf quand Spritz est absent. Alors Adolf devient d’office chef par intérim. Il notera tous les évènements de la journée pour son rapport au chef, dès le retour de celui-ci.

    Le dernier collègue présent, ce jour, est Norbert. Norbert est capable de perdre trente kilos en une semaine, à raison de quinze kilomètres à pied tous les jours, une salade à midi, une soupe le soir. Il est capable également de prendre trente kilos la semaine suivante, à raison de six croissants le matin, un litre de crème glacée Movenpick à seize heures, et deux repas par jour qui suffiraient à nourrir la ville de Mogadiscio en cas de famine. Quand il ne mange pas, Norbert produit des œuvres d’art, si d’aventure vous lui confiez trois planches et un pot de vernis.

    Tout ce petit monde est déjà en place et parlemente avec l’équipe du matin, lorsque je fais irruption à treize heures dans le bureau infirmier. La relève est une véritable épreuve pour moi, car les transmissions s’effectuent moitié en français, moitié en patois local.

    Je m’informe des nouvelles de la matinée.
    — All ist calme, ach so (traduction : nous ne déplorons aucun incident en provenance de la salle commune, aussi nous pouvons vous laisser les clefs de la maison, le cœur léger).
    — Abdel a écrit une lettre à ses parents pour prendre de leurs nouvelles. Il en a profité pour réclamer un radiocassette de marque AIWA.
    — On devrait lui conseiller de réclamer une autre marque. Je suis sûr que ses parents ont du mal à trouver celle-ci, cela explique qu’ils ne lui envoient rien.
    — Ach, ne lui donne pas de mauvaises idées, s’écrie Spritz. Laisse-le écrire ce qu’il a envie.
    — Sinon, Jauni n’a pas arrêté de nous harzeler. Ach, nixt gutt !
    Jauni est un pilier du service. Trente ans passés à fumer des gitanes maïs, ça laisse des traces jaunes sur les doigts, les dents et sur sa peau parcheminée. Et comme il court après toute l’équipe en clamant : « J’ai une idée ! Ecoute, j’ai une idée ! », tout le monde a fini par lui coller le sobriquet de Jauni à l’idée.

  • la faim justifie qu'on mange des merles, suite du chapitre 2

    suite du chapitre 2




    En attendant, le devoir m’appelle. Le devoir s’appelle UMD, ou unité pour malades difficiles. En clair, tous les patients de psychiatrie qui se plaignent que la bouffe est mauvaise finissent leurs jours dans le service où je travaille. Je soigne également de charmantes personnes qui ont eu la malencontreuse idée de trucider un proche : un père, une mère, voire les deux, ou bien un chien, un commerçant. Monsieur le boucher, votre rôti n’était pas tendre ! Et Pan ! Quelquefois l’acte est plus insignifiant. Évitez, si vous êtes soigné en psychiatrie, de renverser la moto du médecin-chef. Il vaut mieux frapper une infirmière. À titre indicatif, voici l’échelle des sanctions en psychiatrie adulte :
    1- Insulte envers le personnel paramédical : simple remontrance du type : « Tss…C’est pas bien ! »
    2- Menace sur le personnel paramédical : remontrance plus appuyée : « Tss tss…C’est vraiment pas sympa ! »
    3- Coups et blessures sur personnel paramédical : grosse remontrance suivie d’une injection pour vous apaiser. Cela ne mange pas de pain, et surtout, cela permet d’enrichir l’industrie pharmaceutique, et indirectement, le médecin-chef qui reçoit des cadeaux de la part des laboratoires.
    4- Mouvement d’humeur sur la moto du médecin-chef : vous allez tout droit en UMD, sans passer par la case départ, pour une durée minimale de six mois renouvelable par tacite reconduction, sauf avis circonstancié d’une commission composée de médecins-chefs.

    L’UMD est ce grand bâtiment qui se dresse devant vous. Détrompez-vous, ce n’est pas une prison. Les barbelés, au-dessus du mur d’enceinte, ne sont là que pour rassurer les patients, qui savent, de ce fait, qu’ils ne peuvent être dangereux qu’à l’intérieur de l’unité.

    Les deux personnes, à l’intérieur du sas, qui ne répondent pas quand on leur dit bonjour, sont le surveillant et le portier. Longtemps, je me suis demandé s’ils partageaient ma langue maternelle. En fait, ils sont bilingues. Après avoir été colonisés tour à tour par : Jules César, Charlemagne, Louis XIV, Napoléon, Bismarck, Raymond Poincaré, le gentil Adolf et le général De Gaulle , ils ont fini par ne plus savoir à qui leur terre appartenait, et, depuis, entretiennent une méfiance de tous les instants envers toute personne nouvellement installée dans la région. Ce qui est mon cas. J’en ai pris mon parti, et ai renoncé à ce qu’on me salue à chacun de mes passages.
    Le sas est le lieu où sont entreposées les clefs de chaque soignant. La plus imposante est une énorme clef de fer qui ouvre la plupart des portes métalliques, munies de verres incassables. Incassables, sauf quand le patient se nomme Abdel. Avec Abdel, le verre se fait la belle.

    Abdel est la personne la plus sympathique que je connaisse. Son passe-temps favori consiste à écrire à sa famille, pour demander des nouvelles, et accessoirement réclamer un radiocassette de marque AIWA.

  • C'est au pied du mur qu'on mange des merles

    un petit aperçu de mon 2e roman, pas encore édité.

    2e chapitre


    Depuis quelque temps, l’Amie se met à ressembler à Alfred Hitchcock. Surtout de profil. J’aurais toutes les peines du monde à le lui reprocher, car j’avoue que j’ai participé à sa métamorphose. Je me surprends même à penser que, quelques mois auparavant, j’aurais détesté vivre avec Hitchcock, et aujourd’hui je lui trouve un certain charme. Du moins, je dois reconnaître que les rondeurs de l’Amie entretiennent ma confusion. Cela fait sept mois que cette mutante a choisi d’effectuer sa transformation au sein du foyer, et je me demande quand cela va s’arrêter. La nuit, les couvertures du lit se transforment en chapiteau dès qu’elle s’endort sur le dos, provoquant un courant d’air de part et d’autre de son ventre. J’aligne rhume sur rhume. Nous avons consulté le corps médical, non pour mes rhinites, mais pour en savoir plus sur ce phénomène étrange qui touche ma tendre et douce. La dame en blouse blanche, après avoir barbouillé le ventre de l’Amie de miel ou d’une substance de même texture, nous a simplement conseillé de tricoter en rose. Les médecins ont de bien étranges rituels, hérités, l’on dirait, de la culture vaudou ou du chamanisme. Dire que la sécurité sociale rembourse ce genre de pratique ! Si seulement ils savaient !

    Quoi qu’il en soit, il paraît que la situation n’est pas grave. Dans deux mois, cela devrait prendre fin. J’ai quand même un doute, car je ne compte pas le nombre de charlatans que j’ai croisés depuis que je fréquente les hôpitaux. Ce qui m’inquiète le plus, c’est cette activité anormale dans le ventre de l’Amie. Il suffit que j’y pose mes paumes pour provoquer une réaction agressive de l’intérieur. Ça me fait peur. J’ai revu Alien récemment, et je ne suis pas loin de cauchemarder, certaines nuits. Hier matin, j’ai concocté un questionnaire à l’attention de ma tendre partenaire :

    As-tu posé le pied, ces derniers mois, sur une planète inconnue ?
    T’es-tu approchée d’un œuf marron et gros comme celui d’une autruche ?
    As-tu déjà joué dans un film de Ridley Scott ?

    J’hésite à le lui soumettre. J’ai trop peur de la vexer, mais il faut que je sache ! Je vais attendre le bon moment, peut-être lorsqu’elle sera dans un demi-sommeil.

  • radio, suite

    j'ai rendez-vous demain matin avec la journaliste de cette radio qui évoque le Luxembourg.
    a priori la discussion portera sur les retrouvailles, le tout épaulé par l'avis d'un psy.
    Pas sûr qu'on glisse un mot sur mon roman, mais sait-on jamais...
    En tout cas, ça sera très rapide, à peine 30 secondes de temps d'antenne. Pas de quoi s'éterniser sur la question.

  • extrait du chapitre 10

    Jief était très myope, et chaque fois que nous ramassions deux ou trois balles, il s’écriait invariablement :
    — Vas-y, main jaune !
    Il avait également la fâcheuse manie de réclamer qu’on ôtât ce p… de filet qui faisait obstacle au jeu, particulièrement au sien. Je n’étais pas loin d’être de son avis, car si je possédais une bonne puissance de frappe, celle-ci me servait avant tout à percuter alternativement le filet ou le grillage. J’avais envisagé de jouer juché sur des échasses, ce qui m’aurait permis de frapper de haut en bas dans les pieds de mes adversaires. Cela aurait, en revanche, ralenti mon jeu de jambes légendaire.
    Le court de Fourmi avait un tel succès que nous devions souvent jouer à six. De chaque côté du filet, deux joueurs frappaient comme des brutes en fond de court, tandis qu’un troisième serrait les fesses à la volée, car le danger pouvait survenir par devant comme par derrière. Les deux joueurs supplémentaires étaient, le plus souvent, Zib et mon frère Marc. Notre déménagement avait eu au moins une conséquence heureuse dans la relation que j’entretenais avec mon frère, car du statut de souffre-douleur, j’avais évolué vers celui de meilleur-ami-avec-qui-on-est-bien. Nous avions désormais de nombreuses activités communes, comme celle de préparer ensemble notre ceinture noire de judo. Marc sympathisait systématiquement avec mes amis, et avait, de ce fait, sa place sur le court de tennis.
    Zib, prénommé Jean-Michel avant d’être rebaptisé par l’alien de service, était lui aussi d’origine inconnue. Il est possible qu’il fût issu de la planète jibéenne, quoique les experts fussent peu enclins à se prononcer sur la question. Son langage était quelque peu logorrhéique et parsemé de mots d’anglais, certainement appris lors de l’interception de la sonde Voyager II, qui, comme chacun le sait, contenait des enregistrements de phrases dans toutes les langues terriennes. Sur le court de tennis, chacun de ses engagements était ponctué de courtes phrases telles que :
    — Are you radis ?
    Jamais nous ne pûmes savoir quel lien il pouvait tendre entre le tennis et la culture maraîchère. Peut-être était-ce la surface en terre battue qui l’induisait en erreur. Il s’échinait également à jouer l’arbitre, et lançait à tout bout de champ (de court, pardon) des « Aoutte ! », « Septembre ! » et autres mois de l’année qui étaient tout à fait hors de propos.

  • radio

    petit scoop
    on vient de me prévenir que je vais certainement être invité à l'antenne d'une station de radio nationale (en trois lettres: ça commence par un R et finit par un L) dans les prochains jours.
    ne pas vendre la peau du lapin... mais l'info a l'air sérieux (et non sérieuse, grammaticalement parlant)

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